11 avril 2021

La forêt landaise encore inondée, crainte d’une pénurie de bois

De nombreuses parcelles de pin maritime, inondées ou détrempées, restent inaccessibles dans la forêt des Landes de Gascogne, privant les industries du bois d’un accès à leur matière première. Lire l’article original

C’est un comble, alors que le massif forestier des Landes de Gascogne est l’un des plus grands d’Europe : on est proche d’une pénurie de bois dans les Landes. Cette situation est liée aux fortes pluies de ces dernières semaines. De nombreuses parcelles de pin maritime sont encore inondées et les entreprises de travaux forestiers ne peuvent plus s’y rendre pour couper du bois. Toute l’industrie du bois, qui représente 3500 emplois salariés dans les Landes, papèteries ou scieries notamment, a des difficultés à se fournir en matière première. 

La situation est exceptionnelle explique Bruno Lafon, le président de la FIBOIS, la fédération interprofessionnelle du bois dans les Landes de Gascogne. “On a des endroits totalement sous l’eau, les fossés n’ont plus leur exutoire classique tellement le niveau d’eau est important. Ces terrains sont très humides et lorsqu’on envoie un engin d’un certain poids dessus, il fait des ornières et il peut s’enliser” explique-t-il. Les entreprises de travaux forestiers renoncent à accéder à de nombreuses parcelles. 

En conséquence, on coupe en ce moment bien moins de bois que nécessaire pour approvisionner l’industrie. Certaines parcelles sont restées au sec, notamment sur la partie dunaire, près de l’océan, mais cela ne suffit pas à couvrir la demande. 

On est à la limite de la rupture – Bruno Lafon, de la FIBOIS

Des industriels craignent une pénurie si les sols ne s’assèchent pas. “A ce stade, il n’y a pas d’arrêt d’usine, explique Bruno Lafon, mais il y a des usines qui ne tournent qu’avec un ou deux jour d’avance de bois. On est à la limite de la rupture.” Le risque, c’est une mise au chômage partiel de certains salariés en cas de nouvel épisode pluvieux. 

Un retour à la normale prendra du temps : l’évaporation est très lente sur les parcelles inondées et l’eau a du mal à s’infiltrer, notamment parce que la nappe phréatique est très haute dans le massif des Landes de Gascogne. 

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