20 avril 2021

INFO FRANCE BLEU – Uber Coke au pays Basque: démantèlement d’un vaste réseau de trafic de cocaïne

Ils se faisaient livrer de la cocaïne comme on se fait apporter des pizzas à domicile. Des dizaines de personnes sont impliquées dans un vaste réseau de trafiquants et de consommateurs de drogue sur la côte-basque. La police judiciaire y a mis un terme. Les principaux fournisseurs sont en prison. Lire l’article original

En deux clics la cocaïne était apportée à domicile par un livreur à scooter, aussi simplement qu’un Uber Eats. Apres une minutieuse enquête débutée à l’été 2019, L’antenne bayonnaise de la police judiciaire de Bordeaux, a mis fin à un vaste réseau de trafiquants et de consommateurs de drogues sur la côte basque. Les stupéfiants, essentiellement de la cocaïne, étaient commandés via les réseaux sociaux ou des applications numériques comme Whatsapp. Apres un an et demi d’investigations, l’instruction arrive à son terme.

Deux parisiens à la tête du réseau 

Se faire servir à domicile sa dose de dope par des livreurs à motos comme on se fait apporter son repas. C’était le principe de cette affaire baptisée par les enquêteurs eux même:  “Uber Coke”. A la tête du réseau il y avait deux parisiens qui sont aujourd’hui sous les verrous. Ils se rendaient régulièrement sur la côte basque afin de fournir les stocks de drogues à deux petites mains installées à Bayonne. Ce sont deux revendeurs qui approvisionnaient les nombreux clients  sur le BAB, le long du littoral basque et dans le sud des Landes. L’un d’eux est en détention préventive. Les villes de Biarritz, Anglet et Bidart étaient régulièrement visitées. Des consommateurs de Saint-Jean-de-Luz et Saint-Martin-de-Seignanx ont aussi été interrogés.

Stars de cinéma comme clients

Les clients se compte par dizaines. Sont impliqués de nombreux commerçants, artisans, employés de la restaurants ou du bâtiment, mais aussi d’anciens rugbymen et des vedettes de cinéma. Les commandes étaient réalisées via internet, par les réseaux sociaux comme Facebook, ou bien avec des applications comme Whatsapp. Pour faciliter les transactions un “numéro en or” était utilisé. Il s’agit d’un numéro de téléphone mobile utilise par plusieurs personnes en même temps. Cela permettait de brouiller les pistes des enquêteurs.

Des tarifs VIP

Certains “bons clients” profitaient d’offres promotionnelles, comme par exemple le 6 eme gramme de cocaïne gratuit. Le contexte sanitaire pouvait aussi permettre d’obtenir certaines ristournes. Herbes et résines de cannabis étaient également au catalogue, mais c’est la cocaïne qui faisait le plus recette à raison de 60 ou 70 euros le gramme. Des tarifs VIP étaient aussi proposés à des vedettes de cinéma. Il y avait parfois des files d’attente dans certains lieux publics de livraison. Le dossier est actuellement en fin d’instruction. Au total une dizaine de personnes devraient être renvoyées devant le tribunal judiciaire de Bayonne.

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