18 mai 2021

Influenza aviaire dans les Landes : un bilan officiel et un groupe de pilotage national mis en place

“L’influenza aviaire a touché durement le département des Landes à partir du 6 décembre 2020 ; aucun nouveau signalement n’a été enregistré dans les Landes depuis le 6 février 2021. Deux mois … Lire l’article original

La préfecture des Landes a communiqué ce lundi 22 février 2021 sur le dernier épisode d’influenza aviaire dans les Landes. Il n’y a plus de signalement depuis le 6 février 2021.

“L’influenza aviaire a touché durement le département des Landes à partir du 6 décembre 2020 ; aucun nouveau signalement n’a été enregistré dans les Landes depuis le 6 février 2021. Deux mois au cours desquels, au regard de l’expérience acquise lors la précédente crise sanitaire et de la rapidité de la propagation du virus constatée cette année, une stratégie nouvelle de lutte contre la propagation du virus H5N8 a été décidée par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et mise en œuvre par les services de l’État dans le département”, écrit la préfecture des Landes dans un communiqué rédigé le 22 février 2021 au soir.

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2 400 000 oiseaux ont ainsi été abattus

La stratégie a visé à “éradiquer les oiseaux dans un rayon de 5 kilomètres autour des foyers confirmés par le laboratoire national de référence, de manière différenciée entre canards et volailles du genre gallus. Environ 2 400 000 oiseaux ont ainsi été abattus, soit parce qu’ils étaient contaminés, soit de manière préventive pour stopper la chaîne de transmission du virus.

Près de 470 élevages ont été concernés. Les services de l’État étaient aidés par des agents de la brigade nationale d’enquête vétérinaire pour faire appliquer la stratégie nationale auprès de quelques élevages encore présents alors qu’ils auraient dû être dépeuplés.

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Plus de signalement depuis douze jours

“Cette politique de dépeuplement visant à stopper la progression du virus dans les Landes et vers les départements limitrophes a porté ses fruits puisqu’il n’y a plus de signalement depuis douze jours dans les Landes. Il est toutefois encore trop tôt pour affirmer qu’il n’y aura plus aucun signalement de contamination dans le département”, indique la préfecture.

Trois abattoirs situés à Gibret, Montaut et Pomarez avaient été réquisitionnés par la préfète des Landes pour réaliser les abattages et une plateforme dédiée avait été mise en place par l’entreprise GT logistics installée à Pomarez. L’évolution favorable de la situation sanitaire a permis de lever les réquisitions des trois abattoirs et de la plateforme. Tout nouveau foyer, s’il devait y en avoir, pourrait cependant être pris en charge par des vétérinaires ou une équipe mobile de GT logistics.

Selon la préfecture, les éleveurs bénéficient d’une indemnisation pour les animaux abattus. “Des acomptes sont déjà en cours de versement : à ce jour, plus de 4,5 millions d’euros ont déjà été versés ont sont en cours de versement à plus de 140 éleveurs ce nombre va croissant semaine après semaine.”

“Les pertes économiques des acteurs de la filière seront également indemnisées. Les dispositions pour ces indemnisations sont en cours de définition au niveau national dans le cadre de quatre groupes de travail portant sur les élevages, les couvoirs et établissements de sélection des oiseaux, les entreprises de services et de l’aval de la filière et la filière gibiers à plumes. La préfète réunit à son niveau, avec les représentants de la profession, les services de l’État et opérateurs concernés ainsi que les représentants du Conseil départemental et du Conseil régional.”

Opérations de nettoyage et de désinfection

Les élevages infectés doivent tous faire l’objet d’opérations de nettoyage et de désinfection, “opérations complexes car composées de trois séquences définies sur le plan réglementaire. Les deux premières étapes font l’objet d’un appui aux éleveurs par la chambre d’agriculture, la dernière est totalement sous le contrôle de l’administration. L’efficacité de l’ensemble des opérations se conclut par un contrôle microbiologique. À ce jour, les services de l’État ont réalisé un peu plus de 80 visites chez des éleveurs ayant procédé aux deux premières étapes du nettoyage et de la désinfection de leur élevage.”

L’objectif des opérations de nettoyage et désinfection est, à terme, le retour des zones aujourd’hui réglementées (zone de protection et zones de surveillance) et zones qualifiées d’indemnes, dans lesquelles la remise en place des animaux vivants (poussins, canetons, poulettes futures pondeuses …) sera possible. La réglementation la plus forte est celle des zones de protection (aucun déplacement possible d’animaux), le statut de zone de surveillance donnant notamment plus de souplesse pour les déplacements d’animaux. La semaine dernière, grâce à l’important travail de nettoyage, de désinfection puis de contrôle des élevages par la DDCSPP, la zone de protection dite « océane » comprenant 13 communes a pu être requalifiée en zone de surveillance. C’est une première étape avant que puisse être envisagée, lorsque les conditions le permettront, en particulier quand le département ne sera plus en période et zone à risque élevé d’influenza aviaire, une requalification en zone indemne.

Enfin, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation vient de mettre en place un comité de pilotage national et des groupes de travail avec les opérateurs professionnels pour proposer une feuille de route pour l’après-crise. Il a, dans ce cadre, demandé l’expertise de l’ANSES visant à comprendre notamment les déterminants de la présente crise sanitaire. Des échanges auront lieu également au niveau départemental.

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