16 septembre 2021

Influenza aviaire : 120 communes des Landes obligées de mettre à l’abri leurs volailles

Le cauchemar recommencerait-il ? Si pour l’heure, aucun foyer d’influenza aviaire n’a été détecté dans les Landes, le ministère de l’Agriculture invite les éleveurs à prendre un certain nombre de préc… Lire l’article original

Après la découverte de plusieurs cas dans la faune sauvage à la frontière française et dans un élevage des Ardennes, le ministère de l’Agriculture a décidé d’élever le niveau de risque de « négligeable » à « modéré »

Le cauchemar recommencerait-il ? Si pour l’heure, aucun foyer d’influenza aviaire n’a été détecté dans les Landes, le ministère de l’Agriculture invite les éleveurs à prendre un certain nombre de précautions. En effet, depuis le 2 septembre, deux cas H5N8 ont été déclarés, en Belgique et au Luxembourg, chez des particuliers. En France, dans les Ardennes, un cas a été aussi authentifié chez un éleveur qui possède canards, poules, dindes et pigeons.

« L’emballement de la dynamique d’infection dans le couloir de migration justifie l’élévation du niveau de risque et les mesures de prévention prévues par l’arrêté ministériel du 16 mars 2016 dans tout le territoire métropolitain », précise le communiqué du ministère.

Risque modéré

Dans les Landes, ce passage du niveau « négligeable » à « modéré » a plusieurs conséquences, particulièrement dans les communes situées dans des zones dites à risques particuliers (ZRP), c’est-à-dire abritant des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs. Au total, 120 communes du département sont concernées par des mesures restrictives.

Ainsi, la claustration ou protection des élevages de volailles (dont les basses-cours) par un filet est rendue obligatoire. Par ailleurs, sont interdits les rassemblements d’oiseaux (concours ou expositions) mais aussi le transport et les lâchers de gibiers à plumes et l’utilisation d’appelants pour la chasse au gibier d’eau. La Chambre d’agriculture des Landes donne des informations supplémentaires sur son site sur le dispositif mis en place.

Le Modef et la Confédération paysanne réagissent

C’est aussi par le biais d’un communiqué que les deux syndicats agricoles ont réagi à cette nouvelle : « Cette décision ne nous étonne pas et annonce le scénario catastrophe sur lequel nous n‘avons pourtant eu de cesse d’alerter. De ce fait, les éleveurs de plein air sont dans un flou abyssal inacceptable, ne sachant toujours pas dans quelles conditions ils pourront élever leurs volailles cet automne et cet hiver. En face, le business continue. Dans les élevages industriels, les mises en place se maintiennent, voire augmentent, rendant une nouvelle crise inéluctable. » En conclusion, le Modef et la Confédération paysanne estiment que l’urgence « est d’agir sur le transport et la densité des animaux dans les élevages industriels ».

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