27 septembre 2021

Il n’y a officiellement plus de grippe aviaire en France

Le ministère de l’Agriculture a annoncé ce vendredi que la France était officiellement affranchie de la grippe aviaire. L’épizootie qui avait débuté en novembre 2020 en France a entraîné l’abattage de 3,5 millions de volailles, principalement dans le Sud-Ouest. Lire l’article original

La France est officiellement affranchie de la grippe aviaire qui a touché quinze départements, principalement dans le Sud-Ouest, a annoncé vendredi le ministère de l’Agriculture. Conformément aux normes internationales de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), la France est depuis ce vendredi “de nouveau indemne d’influenza aviaire hautement pathogène”. 

Cette annonce marque la fin de l’épizootie qui a débuté en novembre 2020 en France. Depuis, quelques 492 foyers de grippe aviaire “hautement pathogène H5N8” ont été recensés dans les élevages de volailles de 15 départements. La plus grande partie d’entre eux, 95%, étaient concentrés dans trois départements du Sud-Ouest, les Landes, le Gers et les Pyrénées-Atlantique.

Vigilance dans les mois à venir

Le ministère a salué ce vendredi la “mobilisation et l’engagement de l’ensemble des acteurs de la filière” rappelant que 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards,  ont été abattus depuis le mois de novembre. La fin officielle de l’épizootie va notamment permettre la reprise des exportations. 

Le ministère appelle toutefois à une vigilance dans les mois et semaines à venir. Le virus H5N8, présent parmi les oiseaux migrateurs, s’est répandu comme une traînée de poudre dans les exploitations en fin d’année dernière. Il y avait trop de canards dehors, et trop de canards tout court, estimaient les autorités sanitaires dans leur premier “retour d’expérience” publié fin mai.

Une feuille de route pour éviter une nouvelle flambée de cas

Le gouvernement avait alors présenté une “feuille de route”  pour éviter la répétition d’une crise de grippe aviaire de grande ampleur. Ce nouveau plan supprime la dérogation permettant aux exploitants de moins de 3.200 palmipèdes de laisser les canards dehors en cas de crise et instaure des “zones à risque de diffusion” ainsi que la télédéclaration des données sur les élevages et les mouvements d’animaux.

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