17 septembre 2021

Guillotines dans les Landes : un homme de 50 ans a été interpellé et reconnaît les faits

Un homme de 50 ans, interpellé par les gendarmes, reconnaît avoir construit et déposé quatre guillotines anti-passe sanitaire dans les Landes à Samadet, Geaune, Saint-Sever et Hagetmau. Il est poursuivi pour “menaces de morts à l’encontre d’un élu public”. Lire l’article original

Moins d’une semaine après la découverte de plusieurs guillotines anti-passe sanitaire et menaçant des élus dans les Landes, les gendarmes ont interpellé jeudi une personne soupçonnée de les avoir construites, annonce ce vendredi 30 juillet le parquet de Mont-de-Marsan. Il s’agit d’un homme de 50 ans, domicilié dans les Landes et dont le casier judiciaire est vierge. Il a reconnu “avoir construit et déposé seul ces guillotines” mais assure “ne jamais avoir eu l’intention ni la conscience de menacer de mort les élus locaux” précise le parquet. Remis en liberté  ce vendredi à l’issue de sa garde à vue, et placé sous contrôle judiciaire, ce Landais doit être jugé en octobre par le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour menace de mort à l’encontre d’un élu public

Quatre guillotines découvertes dans les Landes 

C’est la vidéo-surveillance qui a permis de remonter jusqu’à lui. Les images de la ville de Saint-Sever ont permis d’identifier un véhicule stationnant le vendredi 23 juillet au soir place du Tour du Sol. On y voit le chauffeur placer la guillotine sur la place, la photographier et quitter les lieux. 

Le lendemain matin, une guillotine avait effectivement été trouvée sur la place. Sur l’engin, étaient placardés des centaines de noms d’élus favorables à la politique sanitaire d’Emmanuel Macron et ayant signé, le 18 juillet dernier, une tribune dans le Journal du dimanche, saluant “le courage des décisions” prises par le président de la République. Comme à Saint-Sever, trois autres guillotines avaient été trouvées dans les Landes, à Samadet, devant des magasins près d’un cabinet médical, à Geaune, sur la place principale et à Hagetmau, devant un magasin. A chaque fois, la liste des élus était accompagnée de cette mention : “Elus, vous trahissez le peuple.

Lors de sa garde à vue, le suspect, qui nie avoir voulu menacer des élus, a précisé avoir et l’intention d'”alerter les maires concernés de la violation des libertés fondamentales par les décisions gouvernementales“, précise le parquet. Il a “regretté que le symbole utilisé ait été mal perçu par les élus et les médias“, selon la même source. 

L’individu semble avoir agi de son propre chef. “Aucun élément” n’a permis de le relier à un “collectif coordonné pour mener des actions similaires” précise le parquet de Mont-de-Marsan. 

Deux élus portent plainte

La découverte de ces guillotines menaçant des élus a suscité un certain émoi dans les Landes. Deux maires ont porté plainte : Bernard Tastet, élu à Samadet, où une guillotine a été trouvée et la maire d’Hagetmau, Pascale Requenna, dont le nom figurait sur la liste placardée sur les guillotines. “Le symbole de la guillotine est d’une violence inouïe. C’est pour moi un véritable affaissement moral de notre société. On a le droit d’avoir des points de vue divergents. On a le droit de combattre avec des mots et des idées, mais prendre des symboles comme celui de la guillotine pour contester des prises de position d’élus, je trouve ça affligeant, violent et extrêmement grave” déclarait ce mardi Pascale Requenna, interrogée par France Bleu Gascogne. 

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