7 mai 2021

Grippe aviaire : “L’expansion de l’épizootie semble contrôlée” en Nouvelle-Aquitaine selon la préfète

“L’expansion de l’épizootie” de grippe aviaire “semble à ce jour contrôlée” en Nouvelle-Aquitaine et notamment dans son épicentre des Landes, a indiqué jeudi la préfète de région. Plus d’un million de volailles, essentiellement des canards, ont été abattues dans le sud-ouest. Lire l’article original

“L’expansion de l’épizootie” de grippe aviaire “semble à ce jour contrôlée” en Nouvelle-Aquitaine a affirmé la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, ce jeudi 21 janvier 2021. Depuis l’automne, en particulier dans le département des Landes, les éleveurs de canards et autres volailles sont confrontés à un épisode de grippe aviaire et à des mesures drastiques d’abattage préventif des oiseaux. “Si les choses en restent là, on devrait pouvoir maîtriser complètement cette épizootie, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas encore des semaines de travail”, a souligné Fabienne Buccio lors de ses vœux à la presse à Bordeaux. Pour elle, les mesures mises en place se sont révélées “adaptées et efficaces”. Au 14 janvier, plus d’un million de volailles, essentiellement des canards, avaient été abattues dans le Sud-Ouest

Premières indemnisations en cours

“L’Etat soutiendra les éleveurs, leurs pertes seront compensées” a répété la préfète. Les premières indemnisations pour un montant d’environ un million d’euros sont en cours pour une vingtaine de dossiers. Au 20 janvier, la France comptait 348 foyers confirmés d’“influenza aviaire hautement pathogène” , principalement localisés en Nouvelle-Aquitaine (300). Le département des Landes est le plus touché avec 272 foyers selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture. La filière avicole représente plus de 2.500 emplois répartis en 850 exploitations dans les Landes. 

Vers des élevages moins importants ?

S’il “se confirme que la crise est bien maîtrisée, on a quelques mois devant nous pour travailler, et trouver les bonnes lignes avec la profession (…) Il faudrait peut-être que les élevages soient moins importants que ce qu’ils ne sont actuellement(…) ça pourrait être une solution”, selon la préfète de Nouvelle-Aquitaine. Dans un entretien accordé à l’AFP, un responsable de l’agence sanitaire Anses affirmait ce jeudi matin qu’il faudrait envisager de réduire les densités d’élevage dans le Sud-Ouest. Gilles Salvat, directeur général délégué à la recherche et directeur de la santé animale et du bien-être animal à l’Anses : “Ça fait deux crises graves en trois ans. Il faut qu’on s’interroge sur les causes de cette crise, sur ce qui favorise ces épizooties aussi massives dans l’élevage de canards et ce qu’il faut changer pour éviter que ce soit aussi massif la prochaine fois”.

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