17 janvier 2022

Grippe aviaire : les mesures particulières de surveillance et de prévention sont connues

Ce jeudi 30 septembre, un arrêté du ministère de l’Agriculture a été publié au Journal officilel. Il précise les mesures particulières de surveillance et de prévention dans les zones à risque de diffusion. 166 communes landaises sont concernées. Lire l’article original

Il était annoncé, il est désormais en vigueur. Le ministère de l’Agriculture a publié ce jeudi 30 septembre, au journal officiel un arrêté qui fixe les mesures de biosécurité et de prévention dans les zones à risques de diffusion, dites ZRD. Dans les Landes, 166 communes sont concernées. Ce sont celles qui contiennent beaucoup de palmipèdes gras. Ainsi, tous les élevages de Chalosses sont désormais concernés par les mesures.

Des mesures renforcées

Les autorités serrent la vis et ont dévoilé des nouvelles mesures pour “préserver les volailles” et les rendre ainsi “moins vulnérables au virus”. Lorsque le niveau de risque vis-à-vis de l’influenza aviaire est défini comme « modéré », les mesures renforcées de biosécurité s’appliquent à tous les palmipèdes situés dans les élevages en ZRD, et âgés de moins de 42 jours.

L’arrêté confirme l’obligation de mise à l’abri des élevages de canards et d’oies âgés de moins de 42 jours. Autre obligation : le dépistage de l’influenza aviaire avant chaque déplacement d’animaux vers un autre établissement. 

Aussi, afin de se prémunir au mieux, l’arrêté dispose que « chaque unité de production de reproducteurs et de futurs reproducteurs des espèces de palmipèdes fait l’objet d’un dépistage sérologique annuel vis-à-vis de l’influenza aviaire par le vétérinaire sanitaire désigné de l’établissement, sur 60 oiseaux sélectionnés de façon à favoriser la représentativité du lot dont le statut sanitaire est évalué”.

Si le seuil d’alerte s’élève en risque “élevé”, l’accès des intervenants extérieurs à la zone professionnelle des élevages est limité aux seules situations d’urgence ou de stricte nécessité. Par ailleurs, tout véhicule pénétrant dans la zone professionnelle de l’élevage fait l’objet d’une désinfection avant l’entrée puis le départ de cette zone. 

L’inquiétude quant à l’avenir du “plein air”

C’est également la concrétisation de la fin de la dérogation à la claustration pour les élevages de moins de 3 200 animaux comme le présentait cet été le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, dans sa feuille de route. 

Concrètement, si la mise à l’abri en bâtiment fermé est la règle générale, des adaptations demeurent. Pour les élevages en circuits courts et autarciques, place désormais aux parcours réduits sous filet attenant à un bâtiment léger. Autrement dit, les canards peuvent être placés sous un filet mais les mangeoires et abreuvoirs doivent être placés à l’abri. La densité est limité à deux animaux par mètre carré pour des bandes inférieures à 1 500 animaux. En bâtiment fermé, la densité maximale est de six canards prêts à engraisser par mètre carré, et quatre en “abri léger”.

La claustration ? Ce n’est pas une surprise pour Damien Sourbié, producteur de canards gras à Eugénie-les-bains. Il s’attendait à ces mesures mais il n’est pas prêtc’est une mesure nécessaire. Mais le couperet tombe tôt. On a rien. Les filets sont en cours de commandes et il faut sortir tout le matériel qui se trouve dans nos bâtiments pour pouvoir mettre nos canards à l’abri“. Et puis, l’éleveur craint pour l’avenir de la filière “circuit court”. Il ne sait pas comment ses palmipèdes vont réagir une fois sous cloche.

Des nouvelles mesures qui forcément vont obliger les éleveurs à réduire la densité. Il faut donc s’attendre à une baisse de la production. le syndicat agricole du Modef craint que cela ne signe la fin de l’élevage en plein air. De son côté, la FDSEA défend ses mesures, seul moyen de conserver une filière gras dans les Landes. 

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