22 juin 2021

Grippe aviaire dans les Landes: 1,7 million d’animaux ont été euthanasiés

A ce jour, dans les Landes, on compte 332 foyers ou suspicions dont 47 dans des exploitations de gallinacés. Depuis de la crise aviaire, 1,7 million d’animaux ont été abattus dans notre département. Les opérations de nettoyage et de désinfection ont commencé dans le sud-ouest des Landes. Lire l’article original

“Le pic de la crise aviaire est derrière nous.” L’affirmation vient de la préfète des Landes qui temporise malgré tout : “On n’est pour autant pas sortie de la crise” Et Cécile Bigot-Dekeyzer de s’expliquer : “Nous n’avons plus que très peu de nouvelles suspicions : 2 à 3 chaque jour depuis cette semaine. Il y a quelque temps, nous avions chaque jour 30 à 40 nouvelles suspicions. Le pic de la crise est manifestement derrière nous.”

A ce jour, on compte dans les Landes, 332 foyers ou suspicions dont 47 dans des exploitations de poules, poulets, pintades. Depuis le début de la crise aviaire, 1,7 million d’animaux ont été euthanasiés : 300.000 gallinacés et 1,4 million de palmipèdes. “Sur les abattages préventif de palmipèdes, on est presque au bout”, explique Franck Hourmat de la DDCSPP. “En ce qui concerne le dépeuplement préventif des palmipède, il reste encore 10.000 palmipèdes à abattre.”

Les opérations de nettoyage et de désinfection ont commencé

La phase nettoyage et désinfection a commencé dans le sud-ouest du département. C’est-à-dire “là où les premières exploitations ont été contaminées et où il n’y a plus aucun cas depuis plusieurs semaines”, explique la préfète. “Ce n’est pas encore le cas en Chalosse où on est encore dans la crise car il y a encore des cas.”

Concernant l’accompagnement financier, les premiers versements d’acompte ont commencé. Treize exploitations landaises en ont déjà bénéficié pour un total de 400.000 euros. Dix-sept nouveaux dossiers sont en cours de paiement. Les indemnisations pour la perte d’activité viendront ensuite promet Cécile Bigot-Dekeyzer. 

La reprise n’est pas pour tout de suite – La préfète des Landes

Concernant la reprise de la production, les autorités se montrent prudentes. “Il va falloir combiner les contraintes sanitaires avec les volontés économiques.” Face à l’impatience de la filière, la préfète des Landes répond : “La reprise n’est pas pour tout de suite. D’abord il faut que toutes les exploitations soient totalement nettoyées, totalement désinfectées. Et puis on est encore en période à risque jusqu’à mi-mars pour les oiseaux migrateurs. Donc la question de savoir quand est ce que des animaux vont pouvoir être remis dans les exploitations n’est pas encore tranchée.” Une réintroduction échelonnée est jugée possible par les services de l’état.

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