21 juin 2021

EXCLU – Jean Castex, en visite dans le Gers, débloque 46 millions d’euros pour la RN 124

Juste avant d’arriver ce vendredi dans son département natal du Gers, le Premier ministre Jean Castex accorde une interview à France Bleu Occitanie. Il annonce une enveloppe de 46 millions d’euros pour boucler le dédoublement de la RN 124, l’axe routier le plus fréquenté du Gers. Lire l’article original

Jean Castex n’arrive pas les mains vides dans son département du Gers. Le Premier ministre vient signer le protocole de financement de la RN 124, l’arlésienne routière du département qui relie Toulouse à Auch. En exclusivité sur France Bleu Occitanie ce vendredi matin, Jean Castex annonce une enveloppe de 46 millions pour boucler le projet.

Arrivez-vous avec des sous Jean Castex pour finaliser le dédoublement de la RN 124 ?

J’arrive d’abord, si vous me le permettez, avec beaucoup de souvenirs sur cette route nationale 124. Vous savez, j’ai passé toute mon enfance et mon adolescence dans le Gers, à Vic-Fezensac très précisément et cet taxe, je l’ai emprunté des dizaines, des centaines de fois et je peux vous dire que les bouchons à Léguevin je m’adresse aux plus anciens, la traversée de L’Isle-Jourdain ou encore de Gimont, c’était pas un cauchemar mais enfin, je vivais ça avec ma famille, avec les Gersois et les Gersoises de façon extrêmement difficile, ça donnait surtout le sentiment qu’on était un peu oubliés, un peu délaissés. Et donc, me voici aujourd’hui Premier ministre et dans les dossiers que j’ai eu à cœur de prendre en main dès mon arrivée, il y a évidemment celui de la 124.

Je rappelle à tout le monde qu’actuellement, les travaux de la déviation de Gimont, les 10  kilomètres sont en cours, ils devraient s’achever début 2022. Puis j’ai vu qu’il manquait les 13 kilomètres du tronçon entre Gimont et L’Isle-Jourdain. Ça, c’était pas bouclé. Donc, j’ai décidé effectivement qu’on allait finaliser le plan de financement avec la Région et le Département, je les remercie d’ailleurs au passage. Il manquait 104 millions d’euros et aujourd’hui, je viens concrètement annoncer le déblocage de cette dernière tranche. Les travaux pourront démarrer après l’achèvement de la déviation de Gimont quelque part l’année prochaine pour s’achever, je l’espère, fin 2026, début 2027. Le Gers aura toute la place qui lui revient.

Très concrètement, l’État débloque combien pour ce dernier tronçon de la RN 124?

C’est très simple, il y a une clé de répartition. L’État débloque 45% des 104 millions d’euros, c’est-à-dire 46 millions d’euros très précisément. La Région fait un effort à hauteur de 32% et le Conseil département à hauteur de 23%.

Sur le contournement de Gimont, vous allez finaliser la subvention de l’Etat également ?

Je l’avais déjà fait dès la fin de l’année dernière, donc quelques mois après mon arrivée. La déviation de Gimont, c’est 107 millions d’euros très précisément avec là aussi une participation de 45% de l’État et la part de subvention qui manquait pour achever les travaux a été débloquée en novembre ou décembre de l’année dernière.

Le dernier tronçon de cette RN124 entre Gimont et l’Isle Jourdain sera terminé quand ?

Fin 2026, début 2027 en espérant qu’il n’y ait pas d’aléas dans les travaux, mais on va s’activer pour que ça aille le plus vite possible. L’essentiel, c’est que maintenant les décisions définitives soient prises.

Après votre arlésienne routière, vous irez dans votre commune natale de Vic-Fezensac. Vous avez prévu d’aller voir vos proches?

Bien sûr, c’est un moment de grande émotion. Il faut quand même savoir que j’ai passé les dix-huit premières années de ma vie là-bas. C’est dire si j’y suis attaché ! Trois de mes quatre grands-parents y sont enterrés. Évidemment, j’ai encore énormément d’amis que j’irai visiter. Le Conseil municipal de Vic-Fezensac, et je lui exprime ma très vive gratitude, a décidé de donner à l’école primaire de Vic-Fezensac le nom de mon grand-père, qui fut maire pendant trois mandats et qui avait créé cet établissement. Ce sera pour moi, vous comprenez, un moment de grande émotion. 

C’est grâce à lui, grâce à Marc Castex, que vous en êtes là aujourd’hui ?

Sûrement, sûrement. Et c’est aussi le sens de ma visite, il faut toujours savoir d’où on vient et être fidèle. Je suis fidèle à ma Gascogne natale. C’est un déplacement pas tout à fait comme les autres, je reviens chez moi !

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