21 avril 2021

Environnement : trois landais en grève de la faim pour le climat

“Les grévistes de la faim pour un avenir possible” organisent depuis hier dimanche une grève de la faim collective. Ils entendent exprimer leur profond désaccord face aux “insuffisances” de la politique écologique du gouvernement. Parmi la quarantaine de grévistes, trois landais. Lire l’article original

Une grève de la faim pour protester contre le “manque d’ambition” en matière de politique écologique du gouvernement, c’est l’idée du collectif “Les grévistes de la faim pour un avenir possible”. Les membres de ce groupe de citoyens demandent aux élus d’élaborer une vraie loi “Climat & Résilience”, dont le projet de loi est examinée à l’Assemblée nationale à partir de ce lundi 29 mars.

Un projet de loi loin des propositions de la convention citoyenne

Les députés examinent ce projet de loi inspiré des travaux de la Convention citoyenne pour le climat. Et le principal grief des associations écologistes est que ce projet de loi contient très peu de propositions issues des travaux de la Convention citoyenne.

On est donc loin de l’ambition affichée au départ : “Ce qui sortira de cette convention, je m’y engage, sera soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe”, annonçait pourtant Emmanuel Macron, en avril 2019. Deux ans plus tard, 46 des 149 propositions formulées par la convention citoyenne sur le climat se retrouvent dans le projet de loi “climat et résilience”.

Selon Jean-Pierre Garbisu, un des trois landais grévistes de la faim “ces propositions de la Convention citoyenne sont passées à la moulinette des puissants lobbys qui dictent la politique du gouvernement en matière écologique“. Cet habitant d’Uza (Landes) dénonce l’insuffisance des ambitions du gouvernement en matière environnementale alors que la “planète continue de se réchauffer et la biodiversité continue de s’écrouler“.

Il s’agit d’une action collective où chacun est libre de s’engager au sein du collectif dans une grève pour un jour, vingt jours ou plus, puis de s’interrompre et de recommencer quand bon lui semble. Alors avec cette action “radicale”, les grévistes espèrent être entendus par les élus. Pour Jean-Pierre Garbisu, l’idée est d'”éveiller les consciences“.

Le landais a bien conscience qu’il s’agit d’un moyen d’action “radicale […] mais aujourd’hui, tous les autres types d’actions ne sont pas vraiment pris en compte. Il y a des gens qui ont décrochés dans les mairies des portraits d’Emmanuel Macron, c’est très courageux de leur part et ces gens ont pris des risques pour dénoncer l’inaction climatique du gouvernement, mais aujourd’hui ils sont en procès […] moi je suis plutôt adepte d’une mobilisation sous forme de non-violence active”.

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