17 mai 2021

Élections régionales : David Olaïzola chef de file dans les Landes du Mouvement de la ruralité-Résistons

Le chanteur David Olaïzola, connu pour ses textes engagés en faveur des traditions, annonce ce jeudi matin sa candidature aux prochaines élections régionales en Nouvelle-Aquitaine. Il mènera, dans les Landes, une liste défendant la ruralité, avec le soutien du Béarnais Jean Lassalle. Lire l’article original

De la scène à la politique. Candidat pour la première à une élection, le chanteur Basco-Landais, David Olaïzola, se présente aux prochaines élections régionales en Nouvelle-Aquitaine au mois de juin. Il est le représentant dans les Landes du Mouvement de la Ruralité et du Mouvement Résistons, du Béarnais Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantiques. 

David Olaïzola, fervent défenseur des traditions, va officialiser sa candidature comme tête de liste ce jeudi matin, dans les arènes du Plumaçon, à Mont-de-Marsan, en présence de Jean Lassalle. Il en dit plus à France Bleu Gascogne. Interview. 

France Bleu Gascogne : Vous êtes candidat pour la première fois à une élection ?

David Olaïzola :  Oui ! Je ne m’y attendais pas, mais on m’a sollicité et vu les temps actuels, j’ai décidé de dire oui.  

Pourquoi ? 

Parce que je suis dans la même catégorie qu’une majorité de gens, qui en ont un petit peu assez de ce monde, qu’on nous promet pour demain. Avec tous ces politiques qui ont toujours les bonnes solutions avant les élections. Et une fois qu’ils sont élus, ce sont les mauvaises solutions qui mettent en place. Alors, moi qui ne fais pas de politique, je tiens surtout à le signaler, je ne suis pas un homme politique et je ne veux pas l’être. Je souhaite simplement apporter ma pierre à l’édifice avec les idées qui sont les miennes, celles que je défends sur scène à longueur d’année depuis presque 25 ans maintenant. Mais surtout, c’est parce que j’entends autour de moi des gens qui sont un petit peu exaspérés. Alors que nous sommes dans un pays où on a tout pour vivre heureux, et bien on ne s’en sort plus. Donc, j’ai décidé d’accepter la proposition du Mouvement de la Ruralité et de Résistons de Jean Lassalle.  

Vous êtes justement un fervent défenseur de la ruralité. On vous connaît pour vos chansons engagées. Qu’est ce que vous allez apporter avec cette candidature? 

Le message que je défends, c’est que l’on peut vivre dans ce pays merveilleux. On peut avoir des projets sur l’aéronautique, la fibre, toute la technologie de demain, parce qu’il faut vivre avec son temps, avec le progrès. Mais, il faut surtout qu’on n’oublie pas les fondations du passé. Donc, ce que je vais essayer de faire passer comme message, c’est de remettre le respect au centre de nos vies. Parce qu’aujourd’hui, on est un petit peu tous devant toutes ces absurdités qui nous tombe dessus au quotidien. C’est à dire qu’on empêche maintenant les sapins de Noël à Bordeaux, on décrète que le Tour de France est pollueur, on veut supprimer des rêves d’enfant à Poitiers, on veut enlever les pièges de frelons asiatiques, on veut maintenant presque nous obliger à vivre avec les loups, etc…. Donc, toutes ces absurdités là, elles font que plus personne ne peut vivre et c’est un peu ce message là. Mais moi, je dis la ruralité, ce n’est pas que vivre à la campagne. Il y a des gens qui sont de la ville, qui ont l’esprit rural. Simplement, c’est ce respect parce que l’identité de la ruralité, c’est le respect. Alors, que l’on soit de la ville ou de la campagne, on peut très bien vivre ensemble. Mais je crois que si le respect prend la place centrale, ce n’est pas le vivre ensemble qui va primer, ce sera le vivre en paix.  

Ce sont les écologistes que vous visez ?

C’est surtout ce qui s’appelle les Verts. Parce que moi, j’aimerais bien les inviter à vivre pendant un mois, ici, dans les Landes, chez moi. S’ils veulent, ils peuvent venir et je vais leur faire rencontrer des gens, des agriculteurs, des chasseurs, des gens qui sont importants pour l’écosystème de notre pays. Et ils verront que nous, nous ne sommes pas “écologistes” mais “écologiques”. Il y a une petite différence.  Moi, je n’ai rien contre eux, ni les écologistes, ni les vegans, ni les végétariens. Chacun vit comme il veut. Cela s’appelle la liberté et moi, je ne vais pas aller les embêter. Mais, il faut aussi que ces gens là comprennent que nous n’avons pas la même façon de vivre. Je ne vais pas aller les embêter parce qu’ils ont la leur. Ça s’appelle la liberté. Mais il faut qu’ils viennent de vivre, au moins essayer de voir comment on vit chez nous pour comprendre que nous avons cette manière de vivre “écologique” et non pas “écologiste”. Et nous sommes très respectueux de la nature, de l’être humain et de l’animal aussi. Et il faudrait qu’ils fassent de même. Cela s’appelle le respect et le vivre en paix.  

Pourquoi les élections régionales ? Pourquoi pas les élections départementales ou les municipales ? 

Je n’ai pas eu le choix puisqu’on m’a proposé cette élection là (rires). Donc, j’ai été très surpris. Et puis, il a fallu quand même un petit temps de réflexion, parce on se lance pas dans un projet comme ça pour la place. Moi, j’ai vécu jusqu’à aujourd’hui sans la politique et demain, je vais vivre aussi sans la politique. Je tiens à dire que je ne suis pas un homme politique et je ne veux pas faire de politique. Je veux simplement continuer à défendre ce que j’ai toujours fait sur scène, mais comme on m’a proposé de le faire au grand jour et devant les institutions ou dans les institutions, j’ai dit je ne peux pas clamer tous ces messages depuis tant d’années et puis, le jour, on me propose de franchir le pas, le refuser. C’est juste pour ça, ce n’est pas la place qui m’intéresse. C’est surtout qu’on essaie de retrouver le chemin du bon sens.  

Vous êtes prêt aujourd’hui à siéger au conseil régional si vous êtes élu ?

Si je suis élu, bien sûr que je siégerais, mais je ne vais pas siéger pour siéger. Si je siège, c’est justement pour aller sur le terrain parce que les solutions, tous ces politiques ont tous les solutions, mais en réalité, j’ai l’impression qu’ils ne connaissent pas grand chose. Pour avoir des solutions, il faut aller voir les gens au plus près du terrain, sur le terrain, leur demander quel est leur problème. Et eux, nous dirons le problème est ici et la solution est là. Ce sont des gens qui ont des problèmes, qui ont les solutions. Donc il faut aller chercher des solutions là où elles sont, simplement. Et nous serons les porte parole.  

Comment va se passer cette campagne des régionales pour vous, dans le département des Landes? 

En chantant ! Ah oui, en chantant parce que si je pars là dedans, c’est surtout pour donner de la bonne humeur aux gens parce que on en a un peu marre tous. On a l’esprit un petit peu morose, alors on a décidé de le faire en chantant le béret sur la tête, donner du bonheur, donner de l’espoir. Et puis surtout, dire qu’on sera là. Si nous sommes élus, on sera là et on défendra nos compatriotes, nos copains, nos voisins. Mais ce sera sous le signe de la bonne humeur, de toute façon, puisqu’on a démarré avec une chanson, qui est notre hymne, qui s’appelle la Campagnaise.  

Elle parle de quoi cette chanson ? 

C’est une chanson qui fait partie de mon dernier album, qui sort ce jeudi. Et donc, c’est une chanson qui essaye d’unir les gens, qu’ils soient de la ville ou de la campagne, en disant voilà, plutôt que de faire un procès à ton voisin invite le à boire un bon café et de tes voisins fais en de bons copains. Ce sont des messages de respect, d’entraide, de soutien. Tout ce qui fait la ruralité.  

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