15 avril 2021

“Des claques, pas des coups de poings” : un jeune landais condamné pour violences sur sa compagne

« Je suis sûr à 10 000 % que c’était des claques, pas des coups de poings. » Pour Maxime, la nuance a de l’importance, comme il l’a expliqué lors de sa comparution immédiate face aux juges du … Lire l’article original

Le tribunal judiciaire de Dax a préféré faire incarcérer le mis en cause, reconnu coupable d’avoir frappé sa compagne

« Je suis sûr à 10 000 % que c’était des claques, pas des coups de poings. » Pour Maxime, la nuance a de l’importance, comme il l’a expliqué lors de sa comparution immédiate face aux juges du tribunal judiciaire de Dax, ce lundi 1er mars. Aveu de culpabilité, il trahit tout autant le manque de remise en cause de ce jeune Landais de 22 ans.

Déjà condamné à quatre reprises, pour des violences commises depuis l’adolescence sur son père et des éducateurs, Maxime s’est cette fois-ci emporté contre sa copine. Ce samedi 27 février, cette toute jeune femme a subi ses assauts à Doazit. Crachat, insultes, cheveux tirés. Un premier coup de poing à la tempe. Puis d’autres, dans la salle de bain où la victime a trouvé refuge. « J’ai pris des coups de pieds et de poings sur tous le corps. J’ai vu des tâches noires ; j’ai senti que je m’évanouissais », avait rapporté la jeune femme lors de son audition.

« C’est déjà arrivé que je le pousse à bout. Il me donne des coups, mais moi aussi. Maxime n’est pas méchant : il a besoin de parler, d’être soigné », assure deux jours plus tard la compagne du mis en cause. Âgée de 19 ans, la jeune femme a déjà été battue, enfant, comme va lui faire dire la substitut du procureur.

“On a échoué”

« Aucune femme ne poussera jamais assez à bout un homme pour mériter des coups », tance Julie Gaston. La magistrate a déjà requis contre le prévenu face au tribunal pour enfants. « De le retrouver en comparution immédiate, cela me fait dire qu’on a échoué : lui, la justice, ses éducateurs. »

Elle se fait plus prévenante envers la victime, autre écorchée vive de la vie : « Le parquet n’est pas là pour dire si Maxime est une bonne ou une mauvaise personne, mais pour condamner des violences. Les violences, ce n’est pas un passe-temps, un hobby, un sport. »

Malgré les réquisitions de la magistrate, estimant que l’incarcération immédiate du mis en cause n’était pas nécessaire, le tribunal va décerner un mandat de dépôt à l’encontre de Maxime. « La reconnaissance très partielle des faits nous préoccupe », motive le président de l’audience avant de donner son délibéré : une peine mixte de cinq mois ferme et six mois de sursis, probatoire durant dix-huit mois, au cours desquels Maxime devra se soigner, travailler et trouver une adresse fixe.

« On ne va pas te lâcher », lui lance sa compagne au moment de le voir partir, menottes aux poings, vers le centre pénitentiaire de Bayonne.

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