24 septembre 2021

Dax, Toros vraiment sans salsa !

Après la très bonne feria d’Août, rideau sur temporada à Dax cette fin de semaine avec un programme alléchant sur le papier. Les arènes du parc Théodore -Denis proposaient ce samedi corrida des toros vedettes de Pedraza de Yeltes pour Morenito de Aranda,Thomas Dufau et Noé Gomez del Pilar Lire l’article original

L’envie des grands Domecq. Le tellurique mano a mano de conclusion.
 

Pedraza est une gourmandise dacquoise depuis que les thermalistes taurins ont eu la très bonne idée d’inviter l’élevage de Salamanque l’été 2014. Et de les répéter. Des succès renouvelés en bord d’Adour pour cet élevage qui constitue l’une des valeurs sures du genre. Pedraza est en plus cette saison en remontée de qualité après quelques turbulences hoquetantes. Une formidable course à Mont-de-Marsan, une autre certes un peu moins probante mais de belles allures tout de même à Bayonne, mais aussi une sacrée très belle sortie à Mimizan. Et devant les grand Domecq, un cartel pour aficionados convié parc Théodore-Denis. Thomas Dufau qui jouait une pièce peut être cruciale pour sa suite. Morenito de Aranda, ce Jesus Martinez dont on attend depuis des années l’éclosion véritable et Gomez del Pilar, encore en maturation mais déjà bien remarqué. Un défi. Et ce samedi aux vêpres, première partie d’un final en fanfare, on le souhaitait brillant avant ce dimanche le mano a mano de gala face aux Victoriano del Rio. Et Roca Rey qui veut tout croquer. Le jeune péruvien a gros appétit. Il avait coupé trois oreilles en aout au même endroit. Et Luque, lui, qui est assurément le meilleur torero de la décennie, qui marche sur l’eau comme encore il y a une semaine dans Bayonne bouleversée. Sa tauromachie est en ce moment sans égal. Caviar et champagne au menu donc attendait- on, se promettait t- on !

Pedraza, pschiiiiitttt!

Mais qu’est-il donc arrivé aux Pedraza de Yeltes dacquois ? Pourtant frères et cousins des lots brillant de Bayonne, Mimizan et Mont-de-Marsan. Issus tous donc de deux reproducteurs identiques, mais sans que l’on nous ait communiqué l’identité des mères -vaches qui fondent et transmettent le moral chez les toros de combat come ailleurs dans le monde animal, les grands Domecq, à Dax, sont sortis sans jus, sans puissance, sans les charges longues qui ont fait leur réputation depuis presque dix ans. Une course belle en présentation, sans conteste, mais si terriblement décevante dans son jeu.  Ou plutôt par son absence de qualité tant dans les capes que dans les muletas. Avec des toros allant vers les barrières pour s’y coller dans leurs derniers instants ! Fuyants, courts. Insipides. Une  illusion de race parfois au cheval, mais à une exception près, sans la farouche détermination qui souvent fait briller ces toros à la cavalerie. Les hommes,  là devant, ont peiné et piétiné. Avec cependant intégrité, bonne volonté, sérieux et savoir, les trois toreros ont tenté  d’expurger les Pedraza d’un jus bien rare. Hélas encore par trois fois en plus les « diestros » ont fauté avec le fer de Tolède. Des coups d’épée ratés, des séances de « descabellos » qui durent, et au moins deux oreilles envolées. On retiendra donc la volonté déçue de Thomas Dufau, le classicisme  profond de Morenito de Aranda et la volonté expressive de Gomez del Pilar. Toutes petites satisfactions compensatoires dans un océan de regrets.

Jesus Martinez " Morenito de Aranda", pureté classique
Jesus Martinez ” Morenito de Aranda”, pureté classique © MaxpppFernando Alvarado/EFE/Newscom/MaxPPP

Ce dimanche soir, 17h30 dernière corrida de la saison dacquoise : mano a mano  de luxe, Daniel Luque,  Andrès Roca Rey pour les toros de Victoriano Del Rio.

Roca Rey qui a coupé trois oreilles ce samedi à Arles en compagnie d’Alejandro Talavante. Les deux toreros sont sois en triomphe du colisée arlésien.

France Bleu Gascogne en direct. 17h15 prise d’antenne et retransmission

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