27 février 2021

Crue à Dax : les chevaux du centre équestre évacués pour la troisième fois en un mois et demi

Après le passage de la tempête Justine, l’Adour est de nouveau en crue. Comme à chaque fois, le bois de Boulogne est inondé et le centre équestre doit évacuer ses chevaux. En un mois et demi c’est la troisième fois. C’est même la quatrième fois en un peu plus d’un an. Lire l’article original

Les Landes font de nouveau face à des crues. L‘Adour devrait monter jusqu’à ce jeudi à Dax selon Vigicrues qui prévoit le pic de crue aux alentours de 6 mètres. A Dax, dès que l’Adour atteint la hauteur de 5m15, le bois de Boulogne est inondé et avec lui le centre équestre qui s’y trouve. 

Depuis le mois de décembre, ça fait trois fois“, compte Aurélien Jelowicki, le responsable du centre équestre du Bois de Boulogne. Trois fois en un peu plus d’un mois que lui, et son équipe, sont obligés d’évacuer les 25 chevaux du club en direction de l’hippodrome de Dax. Et c’était également arrivé en décembre 2019, soit quatre fois en un peu plus d’un an. 

C’est toujours la galère parce qu’on croit jusqu’au dernier moment qu’on va pouvoir rester“, explique le patron du centre équestre. Avant hier, avec son employé, à deux, ils y ont passé toute la journée, du matin au soir, faisant des allers retours avec leur camion. Cette fois, ils ont également du transporter un peu de nourriture pour les chevaux. 

En décembre dernier, l'eau a complètement submergé les boxs.
En décembre dernier, l’eau a complètement submergé les boxs. Aurélien Jelowicki

“Encore une fois”

Quel sentiment a Aurélien Jelowicki à chaque fois qu’il doit ainsi déménager ses chevaux ? “Bah c’est encore une fois. C’est toujours de l’inquiétude. On ne sait pas trop combien de temps on va devoir partir, les dégâts qu’il y aura à la suite de la crue. Donc c’est surtout de l’inquiétude. Et puis c’est surtout comment on va pouvoir continuer de recevoir les enfants ? Parce que c’est ça notre priorité, c’est de pouvoir continuer notre activité, ce n’est pas toujours simple“. 

Grace à l’étage qui existe au centre équestre, le fourrage est à l’abris, tant que cela ne monte pas trop. En décembre dernier, cela avait été limite. L’eau avait complètement submergé les boxs et était venue lécher le premier étage. 

Le bâtiment est relativement adapté pour recevoir l’eau, on savait que cela arrivait de temps en temps même si la fréquence a largement augmenté“, explique Aurélien Jelowicki qui estime que les dégâts ont, pour le moment, été limités. “Même s’il y a des gros nettoyages à faire après. Il y a aussi tout ce qui va concerner les sols des carrières, des manèges qui souffrent à chaque fois. Donc cela demandera des travaux conséquents“.  

Pas assuré contre les inondations

Etant installé sur une zone inondable, le centre équestre ne peut pas faire marcher les assurances à chaque inondation. Pour cela, il a besoin que la ville soit déclarée en état de catastrophe naturelle. Aurélien Jelowicki a repris le centre équestre il y a cinq ans en connaissance de cause même si : “je savais que c’était possible, il y avait eu de grosses inondations en 2014 juste avant mon arrivée. Mais aussi régulièrement non. Jusqu’à présent, les inondations arrivaient une fois tous les 10 ans. Donc la fréquence était tout à fait acceptable. En sachant que c’était aussi fréquent, je pense que j’aurais hésité un petit peu plus avant de signer“. 

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