20 avril 2021

Covid et influenza aviaire : “Le marché du foie gras résiste grâce à l’attachement des français”

Un début d’année handicapé par le premier confinement, un deuxième confinement impactant les ventes, les producteurs de canards gras du Sud-Ouest, confrontés en même temps à une nouvelle infl… Lire l’article original

L’inter-profession du foie-gras a dressé un bilan commercial inéspéré, ces derniers mois, entre crise sanitaire et épizootie aviaire.

Un début d’année handicapé par le premier confinement, un deuxième confinement impactant les ventes, les producteurs de canards gras du Sud-Ouest, confrontés en même temps à une nouvelle influenza aviaire , font de la résistance, malgré la fermeture des restaurants. La saison des fêtes de fin d’année a été sauvée par le plébiscite des Français, avec un nombre record de ménages acheteurs, selon le Cifog (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras).

“En effet, après les annonces gouvernementales de « déconfinement » pour les fêtes, les achats de dernière minute ont été décisifs : en grandes et moyennes surfaces, les ventes de foie gras ont bondi de +32,2% du 21 au 27 décembre et de +27,3% du 28 décembre au 3 janvier.”

Le magret plébiscité

Sur le terrain, la vente directe a également su répondre aux attentes de proximité des consommateurs et les éleveurs empruntant les circuits courts ont, dans leur grande majorité, vendu l’intégralité des produits qu’ils avaient proposés pour les fêtes. “Le marché du foie gras résiste grâce à l’attachement des français”, estime le Cifog.

En 2020, les Français ont aussi largement plébiscité le magret de canard. Sur l’ensemble de l’année, les achats de ce produit pour la consommation à domicile ont progressé de 10,2% en volume et de 8,6% en valeur. Le magret a gagné +10,1% d’acheteurs supplémentaires et, désormais, les ménages français sont 26,9% à en acheter.

Des excellentes performances festives qui ne sauraient faire oublier les difficultés rencontrées par la filière, qui ne dispose toujours pas de date de reprise, après la perte de 6,7 millions de canards. “Une estimation des pertes financières n’est pour l’instant pas possible, tant qu’une date de reprise n’est pas communiquée,” explique Marie-Pierre Pé, la directrice du Cifog.

Comment renforcer la résistance sanitaire, dans des zones de forte densité, comme dans les Landes, et plus largement le Gers et les Pyrénnées-Atlantiques, principaux départements touchés ? “C’est désormais le temps de l’analyse”, estime pour sa part Jean-Luc Guérin, spécialiste en pathologies aviaires.

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