20 avril 2021

Cour d’assises de Pau : du coup de klaxon au coup de couteau

Le 25 août 2016, Frédéric de Chérancé a donné un coup de couteau en plein cœur à un autre automobiliste. C’est l’épilogue d’une dispute au volant à Pau. Le procès du meurtrier présumé s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises de Pau. Lire l’article original

Le procès De Chérancé s’ouvre ce lundi à Pau devant la cour d’assises. Frédéric de Chérancé, c’est ce chef d’entreprise de Lons, âgé de 62 ans jugé pour le meurtre de Baptiste Sallefranque, un Dacquois de 29 ans. C’était le 25 août 2016 à Pau, devant le 114 avenue Jean Mermoz à Pau (la route de Bordeaux). La scène se passe à un feu rouge. Le landais est mort d’un coup de couteau en plein cœur pendant une altercation entre ces deux automobilistes.

Un seul coup, en plein cœur

Au feu précédent, Baptiste Sallefranque tarde à démarrer au vert. De Chérancé klaxonne et au feu suivant qui est rouge, il arrête sa C5 à coté de la 307 du Dacquois. Le ton monte, et Baptiste Sallefranque descend. Il frappe sur la carrosserie. De Chérancé explique qu’il a peur, qu’il cafouille avec son levier de vitesse, et finalement descend après avoir attrapé son couteau dans une caisse à outil. Les deux hommes se font face. Baptiste avance. Il est atteint d’un seul coup au niveau du cœur.

Une semaine de cavale en Espagne

Lors de ce procès, il sera aussi question du comportement de l’accusé après les faits. Il a foncé chez lui. Il a dit à ses proches : “j’ai fait une connerie”. Il a rassemblé quelques affaires, il s’est changé et il est parti. Il pensait au début rejoindre son frère à Castelnaudary. Mais il a pris la direction de l’Espagne où il va se cacher pendant une semaine. Sa famille lui a procuré des téléphones prépayés et 1.000 euros en liquide. La justice française a lancé un mandat d’arrêt européen. Il a décidé de se rendre. Son avocate est venue le chercher et l’a livré à la police à la sortie française du tunnel du Somport, comme dans un film.

Il comparait libre

Frédéric de Chérancé n’a passé que cinq mois et demi en prison avant ce procès. Il comparait libre ce lundi. Cela va aussi peser sur l’ambiance dans la salle des Assises. Pour la famille de Baptiste Sallefranque, le meurtrier présumé aurait du rester en prison.  Libéré mi-février 2017, il est placé sous surveillance électronique à domicile jusqu’au 15 janvier 2018. Détenu chez lui, ce temps sera décompté de sa peine. Il est en simple contrôle judiciaire depuis.

Le procès doit durer quatre jours. Verdict ce jeudi soir.

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