24 septembre 2021

Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : deux départements sous le seuil d’alerte

La situation sanitaire continue de s’améliorer en Nouvelle-Aquitaine. Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire publié ce vendredi, Santé Publique France souligne que deux départements sont passés sous le seuil d’alerte : la Creuse et la Haute-Vienne. Lire l’article original

Le pic de circulation du coronavirus semble être passé. Depuis plusieurs semaines, le taux d’incidence au niveau régional baisse. La semaine du 30 août au 5 septembre, il s’établissait à 84,4 cas pour 100.000 habitants (soit un peu plus de 5.000 cas), contre 115,9 la semaine précédente. “Toutefois, l’épidémie reste à un niveau relativement élevé avec un taux d’incidence toujours supérieur au seuil d’alerte de 50 pour 100.000 habitants”, souligne Santé Publique France dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire. 

Deux départements sont à présents sous ce fameux seuil d’alerte : la Creuse et la Haute-Vienne. C’est en Gironde qu’il est encore le plus élevé : 107,4 cas pour 100.000 habitants. Mais “l’évolution de la circulation virale est relativement homogène entre les départements de Nouvelle-Aquitaine”, souligne Santé Publique France : la tendance est à la baisse sur les taux d’incidence, mais aussi sur le taux de positivité (le pourcentage de tests revenus positifs). D’autre part, on continue de tester beaucoup dans trois départements : la Gironde, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. 

Retrouvez tous les chiffres dans une infographie en fin d’article.

Moins de clusters

Pour la cinquième semaine consécutive, le nombre de clusters détectés est également en baisse, avec 18 nouveaux signalements contre 37 la semaine précédente. Le pic a été observé au creux de l’été, la semaine du 26 juillet au 1er aout. “Au 05 septembre 2021, 78 clusters étaient en cours d’investigation sur l’ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine, dont près de la moitié ont été déclarés dans les départements de la Gironde et des Pyrénées-Atlantiques (respectivement 23 et 15 clusters)” précise Santé Publique France. Ce sont les Ehpad qui sont les plus concernés (24). Le milieu professionnel concentre un tiers des clusters (18).

NB : Un cluster est défini par la survenue d’au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période de sept jours, et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu’ils se connaissent ou non

La répartition des clusters en Nouvelle-Aquitaine au 5 septembre.
La répartition des clusters en Nouvelle-Aquitaine au 5 septembre.Santé Publique France

Moins de morts à l’hôpital

“Les indicateurs hospitaliers sont stables ou en baisse dans tous les départements, excepté dans la Vienne, en Haute-Vienne et dans les Deux-Sèvres où ils tendent à augmenter” souligne le bulletin épidémiologique. Au niveau régional, les nouvelles admissions sont en baisse depuis deux semaines. Au total, en Nouvelle-Aquitaine, 685 personnes étaient hospitalisées le 8 septembre, dont 143 en réanimation.

Depuis la semaine du 19 au 25 juillet 2021, “une augmentation de la mortalité hospitalière était observée. En semaine 35, celle-ci tend à diminuer, avec 19 décès recensés en milieu hospitalier contre 35 en semaine 34.” Parmi la totalité des décès enregistrés depuis le début de l’épidémie, 57 % étaient des hommes et 88 % avaient 70 ans ou plus.

Des disparités de vaccination

Plus de 4 millions de personnes sont totalement vaccinées dans la région. Cela représente plus de 84% de la population de 12 ans et plus, 73,8% de la population générale. Ce chiffre monte à 90% chez les 75 ans et plus. Alors que l’administration d’une troisième dose de vaccin commence ce lundi 12 septembre dans les maisons de retraite, 90,5% des résidents en Ehpad ou maison de soins de longue durée ont déjà reçu la deuxième au 7 septembre. Un chiffre qui oscille entre 87,9% dans la Creuse et 91,8% dans les Landes.

Il y a plus de vaccination en Charente-Maritime (78,6%) qu’en Dordogne (69,8%). Ces données doivent cependant être interprétées avec précaution. “Les couvertures sont estimées par rapport à la population du département du lieu de vaccination (et non du lieu de résidence) et peuvent être surestimées notamment dans les départements touristiques durant la période estivale si des personnes non résidentes viennent s’y faire vacciner (notamment pour les classes d’âge jeunes)” explique Santé Publique France.

Lire l’article original