11 avril 2021

Coronavirus en Nouvelle-Aquitaine : “dégradation rapide” des indicateurs et “risque de flambée épidémique”

La préfecture de région et l’Agence régionale de santé lancent un appel “à la plus grande prudence et au civisme” ce mardi en Nouvelle-Aquitaine. En cause : la “dégradation rapide” des indicateurs de surveillance du coronavirus et “un risque de flambée épidémique”. Lire l’article original

Grande prudence et civisme. Dans un communiqué publié ce mardi 30 mars 2021, la préfecture de Nouvelle-Aquitaine et l’Agence régionale de santé affichent leur “inquiétude” face à la situation sanitaire dans la région. “La Nouvelle-Aquitaine fait face ces derniers jours à une importante détérioration de ses indicateurs” écrivent les autorités régionales. Et le fait que la région ait été plutôt épargnée par la pandémie de coronavirus depuis un an ne jouerait pas en faveur de ses habitants. Ainsi, “freiner le virus apparaît d’autant plus urgent que la population néo-aquitaine est moins immunisée, et donc plus fragile, que celles des régions où la Covid-19 a davantage circulé. Le risque de flambée épidémique y est par conséquent plus important, surtout que la diffusion de variants plus contagieux progresse.” L’Agence régionale de santé souligne ce mardi que le taux d’incidence a fortement augmenté en quelques jours passant de 170,5 cas pour 100.000 habitants au 26 mars à 190,2 cas pour 100.000 habitants au 29 mars 2021. En Dordogne, où ce taux atteint 296,5 cas (le plus élevé de la région), le préfet interrogé par France Bleu Périgord a évoqué de nouvelles restrictions

Retrouvez les chiffres par département et leur évolution dans l’infographie en fin d’article.

Si cette hausse du taux d’incidence ne s’est pas encore répercutée sur les hospitalisations et les services de réanimation, l’ARS estime que ça ne va pas durer : “La Nouvelle-Aquitaine est la dernière région métropolitaine à se situer sous le seuil des 60% d’occupation des lits de réanimation par des patients Covid.” La diffusion des variants du coronavirus est pointée du doigt. Par exemple, en Gironde, la part du variant dit “anglais” dans les tests positifs a franchi les 91%. 

Rappeler l’importance du respect des mesures et gestes barrières

Seul indicateur un tant soit peu encourageant par rapport à la deuxième vague de l’automne, l’ARS constate une baisse des admissions en réanimation des personnes âgées de plus 65 ans. Cette tranche d’âge présente également un taux d’incidence plus faible (94,6 /100 000 hab.) que le reste de la population générale. Selon l’ARS, c’est un signe “du début des effets positifs de la campagne vaccinale”. En attendant, conclut l’Agence régionale de santé, “il est plus que jamais nécessaire de rappeler l’importance du respect strict des mesures et gestes barrières et de favoriser quand cela est possible le télétravail.”

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