7 mars 2021

Coronavirus : dans les Landes, on ne cherche pas les variants

La question du prochain confinement. L’exécutif et le gouvernement ont expliqué vouloir attendre d’en savoir plus sur la diffusion du ou des variants de la Covid-19. Ce mercredi, une deuxième étude sur ces variants a été lancée. Aucun laboratoire landais n’y participe. Lire l’article original

Quand seront-nous de nouveaux confinés ? Et comment ? Le couvre-feu instauré à 18 heures “a une efficacité relative, il “ne freine pas suffisamment” la propagation du Covid-19, a déclaré ce mercredi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du conseil des ministres qui a succédé au conseil de défense à l’Elysée. 

Selon le porte-parole du gouvernement,  “différents scénarios” sont à l’étude qui vont “jusqu’à un confinement très serré“.  Ce jeudi le ministre de la Santé tiendra une conférence de presse et le Premier ministre va réunir les représentants des groupes parlementaires.

La circulation des variants comme variables d’ajustement

Ces derniers jours, on a entendu que l’exécutif et le gouvernement voulait attendre de connaitre la diffusion du, ou des variants, pour y voir plus clair et ainsi décider de la date et du mode de confinement. Gabriel Attal toujours, a partagé quelques chiffres à l’issue du conseil des ministres sur la première étude effectuée il y a 20 jours sur la circulation du variant anglais. “Les études qui nous ont été présentées ce matin font état d’une estimation au 8 janvier à 3,2% de cas liés au variant séquencé en Grande-Bretagne“, a ainsi indiqué le porte parole du gouvernement. Selon les estimations qu’il a partagé, aujourd’hui, un cas positif sur 10 en France serait lié à ce variant. 

Ce mercredi, a également été lancé une deuxième “étude flash” pour obtenir une deuxième photographie et ainsi mesurer plus précisément l’accélération ou non de la diffusion de ce mutant. Santé Publique France, interrogée par l’AFP, n’a pas donné de date de rendu de cette nouvelle étude. Mais que veulent dire ces chiffres pour le département des Landes ? 

Et dans les Landes ? 

Face à ces chiffres, cette question. Est-ce que l’on cherche aussi ces variants dans notre département des Landes ? Les laboratoires du département participent-ils à ces deux premières “études flash” ? Et donc ces études flash vont-elle nous dire si le variant circule chez nous ?

La réponse tient en un mot : non. Le, ou les variants, ne sont pas encore recherchés dans le départements de Landes. Ce mercredi donc, Santé Publique France et le Centre National de Référence ont fait remonter environ un tiers des tests PCR positifs français effectués sur 24h pour chercher les variants. C’est ce qu’a expliqué le professeur Bruno Lina du Centre National de Référence lyonnais des virus des infections respiratoire ce mardi sur France 5. 130 laboratoires français participent à cette remontée de tests PCR positifs mais pas de laboratoire landais. Aucun test positif landais ne sera donc analysé dans cette deuxième étude flash. Tout comme pour la première. 

Pourquoi ? “Parce qu’on nous prévient toujours trop tard“, dit sous couvert d’anonymat le responsable d’un laboratoire landais. Aucun des trois laboratoires privés qui officient dans les Landes n’a eu le temps de s’organiser. Les chiffres de ces études flash qui seront annoncés ne diront donc rien sur la circulation de ces variants dans les Landes

Les laboratoires Landais prêts dans quelques jours

Au delà de ces deux premières études flash d’ailleurs, les laboratoires landais ne cherchent pas non plus le variant. Pas encore. Sans entrer dans des considérations techniques, ils ne sont pas équipés pour. Les trois laboratoires que nous avons contactés (Axbio, Unilabs et Exalab) nous ont expliqué qu’ils étaient en cours d’équipement car depuis ce weekend, et une note de la direction général de la santé, ils sont dans l’obligation de chercher le ou les variants dans les tests PCR positifs. 

Là encore, il faudra attendre quelques jours, voire quelques semaines, pour que la logistique soit prête. La seule chose que peuvent faire actuellement les laboratoires landais, c’est en cas de test positif dit “à risque”, comme par exemple le cas d’une personne revenant d’un séjour en Angleterre. 

Dans ce cas là, ils sont tenus d’envoyer le test PCR à Lyon pour un séquençage ADN. Un seul test landais suspect a ainsi été envoyé ces derniers jours selon l’ARS. Sauf que le laboratoire de référence à Lyon est débordé, les résultats mettent plus de 10 jours à revenir. Ceux de ce test suspect landais ne sont toujours pas revenus. 

Mais si l’on n’a pas les moyens, encore, dans les Landes de chercher ces variants, l’ARS prévient. Il n’y a pas de frontières fermées autour de notre département donc il n’y a pas de raisons que les mutants ne circulent pas, même si l’on est peut-être plus épargné qu’ailleurs.  Dans le doute, l’ARS ajoute qu’il faut encore plus appliquer les gestes barrières.

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