12 avril 2021

Capbreton : les militants de L214 dénoncent la pêche et “l’agonie des poissons”

Pendant trois heures, ce samedi 27 mars après-midi, une dizaine de militants de l’association L214 ont interpellé les passants, sur le front de mer, à Capbreton. Les bénévoles défendent le bien-être des animaux aquatiques, dénoncent la pêche et plus largement la consommation de poissons. Lire l’article original

Mettons-nous à la place de ces poissons, propose cette militante de L214, micro à la main, sur le front de mer de Capbreton, ce samedi 27 mars en début d’après-midi. “Imaginons une noyade, longue, poursuit-elle. _Ce calvaire est vécu par mille milliards d’animaux aquatiques chaque année._ Elle et une dizaine de bénévoles de l’association ont interpellé les passants, pendant trois heures.

J’ai deux enfants qui pêchent, ma fille travaille dans une poissonnerie, je peux en parler jusqu’à demain matin si vous voulez
– Patrick Lafargue, président du syndicat des pêcheurs de Capbreton

Beaucoup ne sont pas indifférents à l’action menée par les militants. “Je suis entièrement d’accord”, réagit une passante, lorsque l’on évoque l’interdiction de la pêche. “Il ne faut pas oublier, certains en vivent”, rappelle un autre passant.

Patrick Lafargue, pêcheur retraité, discute avec Coline, militante à L214.
Patrick Lafargue, pêcheur retraité, discute avec Coline, militante à L214. © Radio FrancePaul Sertillanges

D’ailleurs, le président du syndicat des marin-pêcheurs de Capbreton, Patrick Lafargue, est venu à la rencontre des membres de l’association. “À Capbreton, on est là pour nourrir la population“, sourit-il. “En France, on a des ressources qui sont énormes et une alimentation qui n’inclut pas les poissons, c’est possible”, lui répond une militante, Coline.

L'association L214 défend le bien-être des animaux.
L’association L214 défend le bien-être des animaux. © Radio FrancePaul Sertillanges

“Aujourd’hui, on fait attention à tout, assure Patrick Lafargue, je peux vous montrer des photos, des vidéos, tout“. De son côté, l’association assure ne pas cibler les pêcheurs, mais la pratique de la pêche. “Notre travail est aussi fait au niveau politique, note Camille Larange, Landaise et coordinatrice nationale des bénévoles à L214, pour que les personnes qui dépendent de ces industries puissent se reconvertir.”

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