27 septembre 2021

Capbreton : la villa Rosario finalement sauvée de la destruction

Alors que plus de 18.000 personnes ont signé une pétition pour empêcher la démolition de cette villa, la municipalité de Capbreton (Landes) annonce qu’un accord a été trouvé avec le futur propriétaire. Celui-ci s’engage à ne pas raser la maison. Lire l’article original

C’est une maison qui peut paraître, de premier abord, plutôt modeste mais qui constitue pourtant un élément important du patrimoine architectural de Capbreton et du département des Landes : la villa Rosario ne sera finalement pas détruite, annonce ce mardi 31 août le maire de la ville, Patrick Laclédère, après une réunion avec un promoteur. Celui-ci, futur propriétaire de la parcelle, envisageait initialement de détruire la maison et de construire à la place un immeuble. Mais une pétition en ligne, lancée la semaine dernière, a porté l’affaire sur la place publique et provoqué une importante mobilisation. 

Plus de 18 000 personnes ont signé cette pétition appelant à sauver la villa de la démolition. Un avis partagé par le maire de Capbreton, qui a souhaité recevoir le promoteur. La réunion a eu lieu ce mardi et, coup de théâtre, le futur propriétaire a accepté de retirer le permis de démolition. “Cette maison sera sauvegardée et un nouveau projet va être élaboré” se félicite Patrick Laclédère.

Une villa construite en 1926

Prochainement, Capbreton envisage de classer cette villa parmi les “maisons remarquables” de la commune. Construite en 1926 par l’architecte Jean Prunetti (également bâtisseur du Splendid, à Dax), la villa Rosario “présente des spécificités architecturales uniques” selon Kévin Laussu, historien de l’art dans les Landes et signataire de la pétition. Il explique que la villa est “un des tout premiers exemples de style néo-landais“. 

“Si des biens comme celui-ci sont détruits, il va nous manquer des référentiels, des exemples, des modèles pour restaurer les maisons de cette époque-là, mais aussi pour servir la recherche pour des travaux futurs sur la compréhension de l’architecture des Landes et du Pays Basque. Ce sont des maisons modestes en apparence mais qui en fait sont porteuses de sens et d’une identité patrimoniale extraordinaire” ajoute Kévin Laussu. Selon son décompte, sur les 16 maisons de Prunetti encore présentes à Capbreton, seulement cinq sont aujourd’hui en bon état et non-transformée, dont la ville Rosario.

Lire l’article original