28 novembre 2021

Cambriolages au Pays basque et dans les Landes : un groupe de voleurs condamné

Le tribunal correctionnel de Bayonne a condamné ce mercredi à des peines allant de 10 mois avec sursis à 3 ans de prison ferme un groupe de voleurs originaires de Roumanie et de Guinée. Lire l’article original

Ils ont sévi entre février 2019 et février 2020, avec une concentration des vols sur l’hiver. Une série de cambriolages dans des entreprises du Pays basque et des Landes. A la barre du tribunal correctionnel de Bayonne ce mercredi, cinq hommes, et un représenté par son avocat, originaires de Roumanie et de Guinée. Âgés de 19 à 42 ans, ils sont présentés devant le tribunal pour avoir participé à une partie ou à la totalité des cambriolages qui ont eu lieu à cette période.

Le procès qui aura duré toute l’après midi a eu beaucoup de mal à comprendre les responsabilités de chacun. D’une part parce que les discours des prévenus sont particulièrement confus. Certains disent une chose, puis le contraire. L’un admet avoir été le guet dans une opération, puis finalement c’est un autre qui avoue cette même responsabilité. Un prévenu va même jusqu’à nier avoir eu des contacts téléphoniques avec l’un de ses voisins de bancs. “Vous l’avez appelé 238 fois” lui rétorque la présidente du tribunal. “Je ne sais pas” répond-il.

“Ce n’est pas parce que c’est compliqué, que ce n’est pas valable”

Lors de son réquisitoire, la vice procureure de la république de Bayonne, Caroline Parizel, veut devancer les futures oppositions de la défense, en commençant “par lister ce qu’il n’y a pas dans ce dossier”. Elle poursuit “il manque de l’ADN, pas de témoin, ni d’écoute téléphonique”. Selon elle “si il manque tout ça, c’est la faute au professionnalisme de ces jeunes gens”. Dans ses réquisitions elle insiste sur l’enquête qui a permis de juger ces six hommes: la géolocalisation des téléphones, le balisage des voitures, les images de caméra de surveillance, etc. “Ce n’est pas parce que c’est compliqué, que ce n’est pas valable” lance la vice  procureure. Selon elle, le tribunal doit condamner ces hommes, de 8 mois à 6 ans de prison ferme. 

Finalement, sanction plus légère du tribunal qui les condamnera à des peines allant de 10 mois de prison avec sursis à 3 ans ferme accompagnés d’interdictions de territoire français allant de 5 à 10 ans pour certains d’entre eux.

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