17 janvier 2022

CaféMusic’ à Mont-de-Marsan : « Ce premier concert, une résurrection »

Un an, trois mois et trois jours, soit 458 jours, qu’aucun concert n’avait résonné dans les murs du CaféMusic’. Samedi 29 mai, ils ont été une poignée, 80 très précisément, à avoir pu assister au reto… Lire l’article original

Par Karen Bertail – k.bertail@sudouest.fr

Nico Wayne Toussaint a redonné vie à la salle de concerts, samedi soir, après plus d’un an de silence forcé

Un an, trois mois et trois jours, soit 458 jours, qu’aucun concert n’avait résonné dans les murs du CaféMusic’. Samedi 29 mai, ils ont été une poignée, 80 très précisément, à avoir pu assister au retour sur scène d’un artiste. En l’occurrence, le bluesman et harmoniciste Nico Wayne Toussaint.

Pas de bière dans les mains, mais du nettoyage au gel hydroalcoolique. Pas de piste de danse, mais des chaises espacées d’un mètre. « Ce n’est pas facile de rester statique. Sa musique donne envie de bouger, on a comme des fourmis dans les jambes. Avec le masque ce n’est pas terrible, mais c’est important de continuer à se protéger et puis, on fait contre mauvaise fortune bon cœur », partage, philosophe, Serge Lepla, sexagénaire habitué de la salle.

À la fois chanteur et harmoniciste, Nico Wayne Toussaint, accompagné de ses musiciens, ont livré du blues, avec le sourire.
À la fois chanteur et harmoniciste, Nico Wayne Toussaint, accompagné de ses musiciens, ont livré du blues, avec le sourire.

Philippe Salvat

En temps normal, 500 personnes auraient pu assister à ce concert mais les organisateurs ont dû se plier à la jauge de 35 %, imposée par le gouvernement. Eux qui sont habitués au rythme d’un concert par semaine, comptent sur les doigts d’une seule main les événements qui ont eu lieu depuis mars 2020.

« Un travail proactif »

« Aujourd’hui, tout le monde est très heureux de reprendre », annonce le programmateur Julian Catusse, les yeux plissés par le grand sourire caché sous son masque. « C’est une renaissance accompagnée d’un peu de stress aussi, concède-t-il. On a perdu tous les automatismes : comme se réapproprier la communication, relancer la billetterie ou encore remettre en route l’accueil des groupes ou les cuisines. Une salade en a fait les frais, congelée au fond d’un réfrigérateur qu’on venait de rallumer », partage-t-il pour l’anecdote.

Pendant un an, les organisateurs ont mené un travail proactif, souvent pour rien même. « Nous n’avions aucun horizon dans un sens comme dans l’autre. On reportait les concerts de date en date. Chaque fois, on recomposait les visuels. Le lot d’affiches était réimprimé. On a refait les choses 20 fois. »

Pour ce premier concert, la jauge était limitée à 80 spectateurs, tous assis.
Pour ce premier concert, la jauge était limitée à 80 spectateurs, tous assis.

Philippe Salvat

Programmé en janvier, Nico Wayne Toussaint a finalement été reporté au 29 mai. « Quand on a su qu’on pouvait rouvrir le 19 mai, tout était déjà prêt. Bilan : dix jours plus tard, le concert a lieu. » Un gros travail de l’ombre qui a payé.

Une joie immortalisée

« Plus qu’un plaisir de début d’été, ce concert est une résurrection », témoigne Jérôme Sentuc. Ce quinquagénaire de Bordères-et-Lamensans qui ne connaissait pas Nico Wayne Toussaint s’est laissé porter par son groupe d’amis. « C’est un bonheur de sortir de ce confinement avec les textes de cet artiste qui dégage tellement de joie. »

Une joie immortalisée dans le fond de la salle par un couple qui se retourne pour faire un selfie. En arrière-plan, les chanteurs et musiciens. La culture reprend vie, retrouve son rythme.

La programmation

Samedi 5 juin : Saro et Alexinho jouent « Oggy et les Cafards : le film » pour un ciné-concert au Grand Club.
Samedi 12 juin : The Hyènes au CaféMusic’.
Lundi 21 juin : Wallace en plein air sur l’esplanade du Midou.
Samedi 26 juin : Weeding Dub au CaféMusic’.

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