15 avril 2021

Basket : le “beau challenge” de Barbara Canlorbe, nouvelle présidente du comité des Landes

Barbara Canlorbe-Dubedout est devenue le samedi 6 mars la première présidente du comité des Landes de basket-ball . Élue à l’unanimité lors d’un comité directeur extraordinaire organisé à Hage… Lire l’article original

Par Propos recueillis par Richard Marquet

A 44 ans, la Pontoise est devenue la première présidente du comité des Landes de basket-ball. Une mission que cette avocate et ancienne basketteuse entend mener en équipe

Barbara Canlorbe-Dubedout est devenue le samedi 6 mars la première présidente du comité des Landes de basket-ball . Élue à l’unanimité lors d’un comité directeur extraordinaire organisé à Hagetmau, cette Pontoise de 44 ans succède à Gilles Sabatou, contraint de démissionner de ses fonctions pour raisons de santé .

Ancienne basketteuse de niveau régional (Pontonx, Préchacq et Real Chalossais) et avocate de profession, Barbara Canlorbe a rejoint les forces vives du comité des Landes il y a bientôt dix ans, en 2012, à la demande du président de l’époque, Francis Darricau, pour intégrer la commission de discipline.

Pour “Sud Ouest”, la patronne de la balle orange landaise revient sur son élection, expose sa vision de la fonction et dresse les priorités de l’équipe en place.

« Sud Ouest » Quel sentiment vous procure le fait d’être la première femme dans l’histoire du basket landais à accéder à la présidence du comité ?

Barbara Canlorbe -Dubedout Le fait que vous posiez la question montre bien que ça interpelle. Moi, j’ai grandi dans un club exclusivement féminin, Pontonx, et quand j’ai intégré le comité des Landes, j’ai pu constater que des femmes comme Françoise (Barrère), Claudine (Latrubesse) ou encore Véro (Costedoat) et Béatrice (Curculosse) y jouait déjà un rôle important depuis longtemps. À partir de là, je ne me suis jamais posé la question. Homme ou femme, je reste convaincue que ça ne fait aucune différence. Ça ne m’empêche pas d’être très honorée et fière d’être la première femme à être élue à ce poste, mais ce n’est pas une pression supplémentaire. La pression on l’a déjà devant le travail qui nous attend pour les trois prochaines années.

Comment vous êtes-vous retrouvée à présenter votre candidature ?

Je suis membre du comité depuis dix ans, j’avais intégré le bureau cette année pour le mandat de Gilles Sabatou qui a malheureusement dû démissionner. Quand la question de sa succession en interne s’est posée, on s’est naturellement tourné vers ceux qui étaient présents depuis un moment. J’avais déjà pris quelques responsabilités au sein du bureau. Je me sentais plus prête qu’il y a six mois. Avec Béatrice (Curculosse) qui avait pris la suppléance, et le reste de l’équipe, on a bossé en collégiale et ce fonctionnement m’a plu. On va le garder. De toute façon, je ne pourrai pas tout assumer seule, et ce n’est pas ce que veux. Une personne qui décide et les autres qui exécutent, ce n’est pas ma vision des choses. Là, je sais que je vais pouvoir me reposer sur une équipe solide et bien rodée, avec des personnes d’expérience et des jeunes arrivants surmotivés. Je vais pourvoir m’appuyer sur tout le monde. Ce sera une présidence très collégiale…

La décision a-t-elle été difficile à prendre ?

C’est un choix que j’ai mûrement réfléchi… En une semaine (rires). Avant toute chose, j’ai fait le tour de ma famille, de mes associés au travail pour avoir leur avis sur la question. Ils ont tous trouvé que c’était un très beau challenge, ce que je pense aussi.

Vous prenez vos fonctions au cœur d’une saison très particulière…

La situation est très compliquée, car on n’arrive pas à se projeter sur l’avenir. On reste suspendu aux décisions de la FFBB concernant la suite qu’elle entend donner à la saison. Aux dernières nouvelles, concernant la reprise des championnats, on devrait en savoir plus vers le 19 mars, mais on ne se fait guère d’illusion. D’autres sports (comme le rugby et le football) se sont déjà positionnés et ont opté pour l’arrêt des championnats. Je vois mal comment le basket pourrait aller à contre-courant… Mais même si les championnats s’arrêtent, la pratique, elle, doit pouvoir se poursuivre. On a un gros travail à effectuer pour le retour au jeu, pour proposer des alternatives à tous les licenciés qui ont envie de refaire du basket, ainsi qu’à tous les clubs qui ont les moyens ou pas de pratiquer en plein air. Certains ont déjà pris de belles initiatives. On sait combien il est difficile de remobiliser les bénévoles, on est derrière eux.

Quelle forme peut prendre cette aide ?

On vient juste de lancer un programme avec l’ensemble de nos salariés, pour qu’ils puissent aller, dans un premier temps dans les clubs qui n’ont pas d’éducateur, pour proposer diverses séances de plein air, clé en mains. On vient de diffuser l’information auprès de tous les clubs, j’espère qu’ils seront un maximum à saisir cette opportunité. Ce retour au jeu est très important, pour finir cette saison et surtout préparer la prochaine, et s’efforcer de garder nos jeunes licenciés.

Avez-vous pu mesurer l’impact de la crise sanitaire sur le comité des Landes ?

Oui, nous avons observé une diminution de 10 % du nombre de nos licenciés. C’est une baisse importante mais mesurée sachant qu’elle est de 20 % au niveau national. A nous de faire en sorte que ça ne s’aggrave pas, mais on ne maîtrise pas tout. Ça dépendra beaucoup de l’état sanitaire en septembre. La situation est très compliquée pour tout le monde. Y compris financièrement. Sans la Coupe des Landes, le budget du comité a souffert. Cependant, malgré l’absence de coupes, on a la chance de ne pas avoir perdu nos partenaires, et comme pour les clubs, que le Conseil départemental ait maintenu ses aides.

Justement, on connaît l’attachement des basketteurs landais pour la Coupe des Landes. Avez-vous déjà décidé de tirer un trait dessus ?

Non. Dans sa version classique en tout cas, on sait qu’elle n’aura pas lieu. En revanche, on souhaiterait malgré tout pouvoir proposer quelque chose aux clubs, sur la base du volontariat, dès que la situation sanitaire le permettra. On est en pleine réflexion sur le sujet. Ce ne sera pas non plus un format digital comme l’an dernier, l’initiative était intéressante mais je pense que tout le monde en a marre du virtuel !

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