28 juillet 2021

Avant le passage du Tour de France à Mont-de-Marsan : le vélo électrique inonde le marché

Les débuts de semaine, c’est toujours comme ça. Le rideau de leur boutique à peine levé, Pascal Lesterlou et son associé, Mickaël Houdelette, accueillent les premiers clients. Des passionnés qui vienn… Lire l’article original

La venue des coureurs de la Grande Boucle dans la ville préfecture est l’occasion d’évoquer l’essor d’une partie des bicyclettes chez les pratiquants montois

Les débuts de semaine, c’est toujours comme ça. Le rideau de leur boutique à peine levé, Pascal Lesterlou et son associé, Mickaël Houdelette, accueillent les premiers clients. Des passionnés qui viennent, leur somptueux vélo de course à la main, solliciter un conseil ou la réparation d’une chaîne récalcitrante, d’un pneu ou d’un pédalier. « Ce sera fait dans la semaine », assure nos deux nos mécanos.

Dans cette boutique de cycles, située avenue du Président-Kennedy, à Mont-de-Marsan, l’activité est plutôt florissante. Mais les apparences sont trompeuses. Le vélo de course n’a plus vraiment la cote. « Depuis que nous avons repris le magasin, en 2007, cette vente-là a baissé parce qu’il y a moins de coureurs et les gens ont peur sur la route, confirme Pierre Lesterlou. C’est un peu la même chose pour les VTT. Avec la crise sanitaire, le nombre de randonnées a chuté. Aujourd’hui, on est plus dans le ludique, le loisir. Notre métier a changé. On ne pourrait plus se spécialiser comme le faisait Bernard Ocariz, que j’ai bien connu. »

Nécessaire adaptation

Mécaniciens sur les courses durant quelques saisons, Pierre Lesterlou et Mickaël Houdelette ont été contraints de s’adapter aux nouvelles technologies. « La star de la vente, c’est le vélo électrique, reconnaissent les deux professionnels, Honnêtement, il n’y aurait pas eu l’électrique, beaucoup de petites boutiques auraient coulé au profit des grandes surfaces. Grâce à ce nouveau mode de locomotion, nous avons énormément de demandes. »

Le vélo électrique est en effet parfaitement adapté à la société actuelle. Des machines de plus en plus sophistiquées. Les derniers modèles possèdent des batteries incorporées dans les cadres, « ce qui nous contraint à évoluer sans vraie formation, avoue Pierre Lesterlou, qui déplore un manque de réactivité des fournisseurs. C’est un gros problème car ils ne suivent pas toujours et nous perdons des commandes. Nous recevons des appels de toute la France pour un modèle de vélos bien précis. »

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